| 6 et 7ème journées |
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6 et 7ème journées
EC – FC Massongex 9-2 (4-1)
Buts : 1e Massongex 2 0-1, 4e Toti 1-1, 7e Toti 2-1, 15e Toti 3-1, 25e Lugon 4-1, 55e Esteves 5-1, 60e Toti 6-1, 65e Kris 7-1, 75e Massongex 7-2, 80e Da Silva, 8-2, 90e Berat 9-2.
USCM – EC 0-2 (0-1)
Buts : 25e Lugon 0-1, 70e Toti 0-2.
La période « pré-Comptoir » n’étant pas une période comme les autres, c’est une mini semaine anglaise qui attendait les joueurs du FC Evionnaz avec deux rencontres au programme. Un match à domicile, le dimanche, contre la lanterne rouge, le FC Massongex 2, et un déplacement plus périlleux, le jeudi, à Collombey, pour y affronter une deuxième garniture très performante en ce début de saison. 2 étapes importantes à s’efforcer de négocier au mieux. 1e étape… Dimanche. Après une défaite sévère à Vollèges, les « whites » étant bien mal payés après avoir présenté un jeu de qualité, il s’agissait de ne pas rater l’occasion de se racheter, qui plus est devant leur public, face à une équipe ne totalisant encore aucune unité à son compteur. Conscients que les matchs contre les équipes de queue de classement ne sont pas forcément toujours les plus évidents à négocier (référence au match nul concédé dans les ultimes secondes du match contre Martigny 2), l’équipe d’Evionnaz avait été soigneusement préparée et mise en garde par ses entraîneurs, avec deux objectifs clairement définis en point de mire : une confirmation, tout d’abord, de l’excellente qualité de jeu affichée une semaine plus tôt. Une victoire, ensuite, synonyme de trois points particulièrement bienvenus avant d’entamer un programme des plus difficiles avec une succession de rencontres contre les équipes de tête. Malédiction… ou simple torpeur passagère ? Le match a commencé depuis à peine plus d’une minute qu’un visiteur s’écroule à la limite des seize mètres. L’arbitre y voit une irrégularité et siffle un pénalty que transformera imparablement un attaquant adverse. 0-1 ! Et même entame de match ratée qu’à Vollèges. Décidément… De quoi déstabiliser des « whites » pourtant désireux de bien faire ? Que nenni ! Ce dur réveil aura pour effet bénéfique de les piquer dans leur orgueil. Alors agressifs et souhaitant rapidement afficher leur supériorité, ceux-ci réagiront dans la foulée, en imposant très vite leu jeu. Mieux, ils tueront tout suspense en concrétisant deux actions rondement menées pour mener avec une longueur d’avance, après à peine moins de dix minutes de jeu. Forts de leur domination territoriale, ils pousseront même leur toute-puissance sur le match à l’extase du beau jeu et du pur plaisir, ajoutant encore deux unités sur le chemin les menant à la mi-temps. Entre-temps, Toti était passé par là à trois reprises. Et Lugon avait gratifié l’assistance d’un shoot aussi extraordinaire qu’inattendu, adoptant une trajectoire folle pour venir mourir dans les filets d’un gardien laissé pantois. Une « lugonette » qui permettra aux joueurs locaux de regagner les vestiaires avec une confortable avance de 3 longueurs. 4-1. Ou comment effacer un mauvais départ d’un simple coup de gomme. D’un simple coup d’accélérateur. D’un simple coup de fierté et d’envie. Il sera alors temps aux entraîneurs de profiter de la tournure positive de la rencontre pour y faire tourner leur contingent et offrir l’opportunité à chacun de goûter à la fête. Le jeune et brillant espoir Esteves n’en demandera pas tant et ne boudera pas son plaisir, y allant de son petit but, et d’un caviar offert à Berat au terme d’un magnifique solo en débordement sur le côté gauche. Entre-temps, encore et toujours, Toti, puis Kris et Da Costa, étaient passés par là… ! Du plaisir. Rien que du plaisir. Un coup-franc transformé par les visiteurs en fin de match n’y changera rien. Du plaisir, encore et toujours. Du plaisir, pour tous les joueurs, qui à tour de rôle, auront la possibilité de démontrer leurs qualités. De la technique de Boullot, en passant par la vista et les ouvertures d’un Mettan. Du plaisir pour le public aussi. Venu à nouveau en nombre, il se délectera à l’infini des nombreux enchaînements et actions proposés par leurs protégés, tout en appréciant à sa juste valeur l’identité locale présente sur le terrain, teinté d’une couleur de l’espoir, avec ces nombreux jeunes formés au club. Du plaisir. Rien que du plaisir. Et un 9-2 pour conclure ! Un score qui laissera songeur l’un des spectateurs présents, se demandant, après le match, jusqu’à quand devait-il remonter dans ses souvenirs pour y rencontrer pareil résultat. Un score fleuve qui viendra récompenser des joueurs qui auront eu différents mérites : réagir tout d’abord à une douche froide en début de match. Développer, ensuite, un jeu de qualité, proche de celui démontré à Vollèges. Concrétiser, enfin, à plusieurs reprises des actions intéressantes. Finalement, jouer en équipe en contribuant chacun à son tour au feu d’artifice et, cela, sans relâche, jusqu’à l’ultime seconde du match. De nombreux points positifs. De nombreuses couleurs positives dans un ciel bleu d’Evionnaz plongeant le décor dans un été indien aussi envoûtant que son refrain éternel. Du plaisir. Rien que du plaisir. Qui se prolongera jusqu’au dessus des collines surplombant ce décor. Pour un dîner d’équipe réunissant les dirigeants et les joueurs. Pour une fête bienvenue. Pour consolider les liens. Pour apprécier ces moments. Ces moments mérités, juste récompense des efforts consentis depuis plus de deux mois. 2e étape… Jeudi soir. Les « whites » se retrouvent à Collombey, prêts à disputer une rencontre annoncée très difficile face une équipe possédant en son sein de nombreux joueurs de qualité et d’expérience. Pour la plupart, des éléments ayant évolué à l’échelon supérieur et dont les coups de pattes peuvent faire des dégâts. A tout moment, à chaque instant. Aussi, c’est une équipe d’Evionnaz faisant preuve de beaucoup d’humilité, malgré un récent succès explosif, qui foulera un terrain toujours aussi somptueux. Un boulevard des Dieux, ceux d’un football léché et soigné. Un jardin d’éden qui, généralement, convient plutôt bien aux joueurs d’Evionnaz, auteurs déjà la saison précédente, d’une performance de haut vol. Et, c’est bien connu et c’est bien… heureux, on ne change pas les bonnes vieilles habitudes ! Aussi, contre toutes attentes, c’est une équipe d’Evionnaz proprement spectaculaire qui imposera, d’entrée de match, une domination territoriale presque sans partage. Comme si chaque « white » avait pris conscience qu’il pouvait rendre ce décor encore plus somptueux. En y ajoutant une touche personnelle de qualité dans une prestation d’ensemble réellement majestueuse. Tout y passera. Des unes-deux aux enchaînements. Des changements de jeu aux débordements. Des actions spectaculaires aux gestes techniques soignés. Mieux encore. Les valeurs collectives et de groupe avaient décidé de se mêler à ce cocktail d’un goût exquis. Et, comme de bien entendu, quand tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes, la confiance, le sentiment de toute-puissance et l’impression de naviguer sur les nuages, apparaissent alors, rendant le tout presque intouchable. Mais le foot n’est pas une vérité absolue. Ni un adepte de la logique cartésienne d’ailleurs. Avec lui, tous les principes du rationnel peuvent être réduits en poussière à chaque seconde. Aussi, bien jouer ne signifie pas forcément dépasser son adversaire. Dominer ne veut pas forcément dire gagner. Aussi, fallait-il bien, à un moment donné, concrétiser cette domination. Aussi, fallait-il bien, à un moment donné… marquer ! Ne serait-ce que pour s’envoler. Ne serait-ce que pour se protéger des vents et marrées contraires, qui rôdent forcément toujours dans les parages. La libération… La libération tant souhaitée… La libération… Oui, elle viendra ! Des pieds à nouveau magiques de Lugon, parachevant en force et tout en abnégation, une action digne des manuels du jeu. Une nouvelle « lugonette ». Une nouvelle offrande. Une libération… ! Un match matérialisant presque l’imaginaire, le rêve à peine osé. Mais tout reste encore à faire. 60 minutes à jouer. Un sentiment paradoxal envahit alors les travées. 60 minutes. C’est si peu… et beaucoup à la fois. Beaucoup… car largement suffisant pour noyer une minuscule goutte d’eau sous forme d’une infime petite longueur d’avance. Peu… car tellement insuffisante pour réellement s’imprégner et apprécier à sa juste valeur le spectacle proposé. Tout reste encore à faire. Il faut marquer. Marquer encore un but. Un seul. Une seule unité supplémentaire, sans doute décisive. Petoud y passera tout près. Une première fois. Une seconde fois un peu plus tard. Une seconde fois indirectement décisive toutefois ! Bien lancé face au but, l’expérimenté milieu de terrain se fera sécher par le portier adverse venu à sa rencontre. Pénalty ! Une occasion en or. Une occasion à ne pas manquer, tant la suite du scénario pourrait s’en trouver modifiée à jamais. Toti s’élance… En vieux briscard, qu’il est pourtant à des années lumière de l’être, il fera preuve, du haut de ses « tout juste 18 ans », d’un sang-froid implacable. 0-2 !! Entre-temps… Avant… Après… tout y passera encore. Un arrêt de grande classe de Straccia déviant une reprise qui avait le poids d’un but, à cinq minutes du coup de sifflet final « Pour arrêter une telle frappe, n’importe quel gardien doit faire une prouesse. Là, sur cette action, Straccia a fait mieux encore », se réjouissait, d’une voix « pochesque », Vincent Pochon. Un « Zubi », gardien de Collombey, aussi excellent qu’écoeurant, s’ingéniant à repousser à l’infini les différents assauts « whites ». Et les événements contraires… Sous forme de poteaux ou de blessures malvenues, certains joueurs se plaignant de petits bobos ou de maux de tête, symptôme d’un probable virus grippal. Mais il était dit qu’en ce jour, Evionnaz serait capable de déplacer des montagnes. Serait intouchable. Une victoire proprement fantastique. Une victoire qui aimerait se prolonger jusqu’à la nuit des temps. Mais le rêve doit rester un rêve. C’est comme ça. Et pour rester à l’état du rêve, il doit toujours décider, à un moment donné, de retourner dans l’imaginaire, dans la nuit des songes, où l’abstrait domine. Mais, aujourd’hui, il s’envole non sans laisser une marque indélébile dans le cœur des « whites ». Celle d’une conviction. Celle de savoir que le rêve est accessible. Et cela… cette conviction… est de nature à transcender. Et cela… à une semaine de défier le rival de toujours, dans un derby du tonnerre ! Et cela… à une semaine de recevoir le leader absolu du championnat dans un affrontement digne des combats les plus épiques. Dignes d’affoler les affiches des boulevards d’Hollywood. Un duel de titans. Le come-back d’un derby ! Le retour d’un classique ! L’affrontement entre deux légendes. Entre deux symboles. Entre deux valeurs différentes. D’un côté, un surpuissant. Une équipe de « stars », une machine montée par la seule motivation de la soif de vaincre et de détruire tout sur son passage, de remonter au plus vite un échelon, voire même deux d’un coup. Une constellation de « stars » de tout horizon. De l’autre côté, un petit… qui veut devenir un jour un grand. Mais qui, pour grimper cette ascension, souhaite prendre le temps… et avec lui, ses plus jeunes espoirs. Telle sera cette grande affiche, ironiquement agencée un jour de fête, un jour de Foire du Valais. Un signe. Un incontournable. A dimanche ! Interview des deux entraîneurs, Samuel Pignat et Vincent Pochon, après le match : « C’est une grande performance d’ensemble. Nous félicitons les joueurs pour cette semaine fantastique, parachevée par une victoire méritée à tous les niveaux. C’est sans aucun doute notre meilleur match jusque là. Nous sommes fiers du jeu présenté et, aussi, de l’état d’esprit affiché par les joueurs. Nous sommes récompensés des efforts et du travail que l’on fournit depuis le début de la saison. Ce groupe est encore jeune et très perfectible. Mais il a montré ce soir qu’il a aussi du potentiel. Il y a vraiment de bonnes choses à faire. Ce soir, il faut profiter pleinement de cette victoire et garder à l’esprit ce match comme un match-référence. Maintenant, le plus dur reste à faire, soit être capable de reproduire un tel match. Ce sera dorénavant notre objectif de la saison. On sait que ce sera dur car maintenant nous attend un calendrier d’enfer. Nous allons affronter les meilleures équipes du championnat, celles qui occupent les premiers rangs. Il ne faudra pas s’affoler, juste garder notre calme et tenter de jouer, comme ce soir, notre meilleur football. On pourra alors voir où on se situe par rapport à elles. Le challenge est réellement motivant. Nous sommes contents pour les joueurs ce soir. Ils méritaient vraiment cette victoire. Cela nous aurait fait mal pour eux, de les voir jouer ainsi et de ne pas les voir gagner. On va profiter. Mais après on va se remettre au travail et bien garder les pieds sur terre. Tout ne nous sourira pas toujours comme ça. On devra aussi être capable de donner le meilleur de nous-mêmes dans les moments difficiles, c’est ce qui fait la marque d’une équipe redoutable. Et des moments difficiles, on en aura. Déjà dans le prochain match, contre Vernayaz. Nous espérons que le public viendra en nombre. On aura besoin de son soutien. Les joueurs méritent vraiment leur soutien ».
Meilleures salutations ! Niouz Lether |
